Laboratoire de Géographie Physique et Environnementale


GEOLAB

Nos tutelles

CNRS

Nos partenaires

Rechercher





Accueil > Annuaire > Fiche personnelle

Emilie CHEVALIER


Université de Limoges

Doctorante/PhD student
Equipe "Capital environnemental"

Contact : e.chevalier@unilim.fr


Thématiques de recherche / Research Topics

- Construction socio-spatiale de l’environnement / Social construction of the environment.
- Migrations :dynamiques migratoires, représentations et gouvernance des migrations / Migration dynamics, representations and governance.
- Territoires insulaires / Island territories.

Terrain d’étude / Study areas

- Pérou (2007-2010)
- Territoires insulaires du Pacifique Sud : Tuvalu, Polynésie française, Vanuatu / Pacific Island States : Tuvalu, French Polynesia, Vanuatu.


Thèse / Thesis

"Lectures, pratiques et gestion des mobilités insulaires au XXIe siècle : vers l’émergence d’un paradigme des migrations climatiques dans le Pacifique Sud ? Etude comparée de Vanuatu et de la Polynésie française".

"Practices, readings and management of island mobilities in the XXIst century : towards a climate change-induced migrations paradigm in the South Pacific ? A comparative study of Vanuatu and French Polynesia".

Directeurs de thèse//PhD supervisors : Pr. Nathalie Bernardie-Tahir (GEOLAB Limoges) Co-directrice / Joint supervisor. Pr. Véronique Lassailly-Jacob (MIGRINTER, Poitiers).


Thèse et mémoire universitaires / Thesis and academic reports

- Chevalier E. (2010) – Le climat, facteur d’émigration dans les pays du Sud ? Etude des dynamiques spatiales et territoriales des districts d’Eten (Pérou) et de l’atoll de Funafuti (Tuvalu). Mémoire de Master, Université Paris IV Sorbonne, Paris, 307 p.


Publications

ACL - Articles dans des revues à comité de lecture

2015
2013
2012

C-ACT - Communications avec publication dans des actes

2014

C-COM - Communications orales dans une conférence nationale ou internationale

2015

  • Bernardie-Tahir Nathalie, Caroline Blondy et Chevalier Emilie« Imaginer Tahiti: des imaginaires de l'Ailleurs aux imaginaires de l'Ici » (Communication orale), présenté à Festival international de géographie, Saint-Dié-des-Vosges, France. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01230694.
    Résumé : Peu d’îles ont un pouvoir onirique et évocateur aussi fort que Tahiti. La naissance du mythe tahitien est ancienne et remonte aux récits de voyage des circumnavigateurs. Celui de Bougainville, publié en 1771, dépeint cette île comme « la nouvelle Cythère », un paradis où les hommes semblent vivre dans le bonheur et dans l’amour, en parfaite harmonie avec la nature. Ces représentations sont renforcées par les récits de Wallis et Cook, publiés en 1773. Toutefois, la construction de ces images extrêmement stéréotypées voire fondées sur de véritables malentendus (Tcherkézoff, 2004 et 2005) est à replacer dans un contexte occidental colonial où les figures de l’Autre et de l’Ailleurs sont systématiquement exotisées (Affergan, 1987 ; Todorov, 1989 ; Fléchet, 2008, etc.), dans une ambivalence mêlant fascination et infériorisation de l’indigène insulaire. « Tout comme l’Orient était alors le fantasme d’une construction impérialiste de l’altérité (l’orientalisme dont parle Saïd), le Tahiti imaginé par Gauguin et ses contemporains n’est qu’une projection européenne qui mêle représentions coloniales et mythes occidentaux des origines : le produit d’un véritable tahitisme » (Staszak, 2003, p. 103). Pour autant, cet imaginaire de l’exotisme tahitien a la vie dure et continue d’être essentialisé et mobilisé aujourd’hui par la communication touristique qui utilise ce ressort pour vendre la destination polynésienne (Gay, 1990), - d’ailleurs nommée « Tahiti et ses îles » dans les Travel Planner annuels et par les acteurs institutionnels locaux du tourisme et non Polynésie française, toponyme aux consonances trop coloniales (Bachimon, 1996 ; Gay, 2008 ; Blondy, 2010)- et, au-delà, les destinations insulaires dont Tahiti est devenue l’emblème. Cette image de Tahiti et ses îles se heurte pourtant aujourd’hui à d’autres imaginaires, notamment portés par le mouvement du renouveau culturel Polynésien (Saura, 2008): à commencer par les imaginaires des Tahitiens eux-mêmes (Bachimon, 1990, 1995), construits sur des référents et un rapport au monde, aux autres, à la terre et à la mer parfois différents, souvent hybridés (Brami Celentano, 2002 ; Doumenge, 2010). Bien plus, l’imaginaire des Tahitiens n’est pas l’imaginaire des Polynésiens. L’échelle archipélagique est ici déterminante pour saisir la complexité de la production culturelle des îles. Au fond, et c’est une évidence, imaginer Tahiti dépend de la focale et du regard. Selon que l’on est Tahitien ou habitant des îles périphériques (Paumotu, Rurutu ou Marquisien par exemple), « voisin » du Pacifique (Tongien, Fidjien ou Samoan), Polynésien ou « demi », néo-arrivant ou popa’a, etc., les perceptions varient et les images produites sur Tahiti diffèrent de manière très sensible. A cet égard, l’analyse du rapport homme-nature est particulièrement éclairante à la fois sur la discordance des représentations établies, mais aussi paradoxalement sur la manière dont celles-ci s’articulent entre elles. La production des imaginaires occidentaux sur l’Ailleurs enchanteur (la figure du lagon et celle de la vahine cristallisant la mise en désir de la destination touristique) ou sur l’Ailleurs vulnérable (« les îles vont disparaître »), se heurte en effet à la revendication d’une harmonie ancestrale des populations autochtones avec la nature fondée sur l'adaptation et/ou la résilience, la préservation et l’appartenance. Au-delà de cette apparente dualité, ces imaginaires s’infusent mutuellement, voire inspirent les stratégies (géo)politiques et territoriales des acteurs locaux (institutionnels, associatifs, professionnels, religieux, etc.), mais aussi métropolitains et internationaux (Gay, 2014). Ainsi, l’ambition de cette proposition de conférence est double : -mettre en perspective la production occidentale de l’exotisme tahitien à l’aune de la complexité multiscalaire des imaginaires locaux, -mais aussi montrer comment ces imaginaires se « percutent », s’infusent, s’hybrident, révélant par là-même à la fois des jeux de pouvoir et de profondes inégalités sociales et culturelles. A partir d’une enquête de terrain fondée sur des entretiens qualitatifs, cette réflexion s’inscrit dans une approche post-coloniale et de géographie critique, plaçant au cœur de la réflexion le souci constant du décentrement du regard
    Mots-clés : hybridation, imaginaire, post-colonial, Tahiti.

  • Chevalier Emilie« La Quarantaine en Australie et le Rahui en Polynésie » (Communication orale), présenté à Festival International de Géographie, Rendez-vous du Développement durable, table ronde " Les problématiques du Développement Durable dans les territoires du Pacifique " animée par Michel Hagnerelle, IGEN et Fabrice Argounès, chercheur associé UMR Géographie-Cités, Paris, Saint-Dié-des-Vosges, France. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01230702.
    Mots-clés : Australie, développement durable, enseignement, Polynésie, Quarantaine, Rahui.
  • Chevalier Émilie« Les îles à la merci du changement climatique? Hokule’a, Malama Honua : naviguer pour protéger notre « planète-île » et retisser l’Océanie » (communication orale), présenté à Café géographique "Îles-lusions. Repenser les enjeux environnementaux dans les territoires insulaires"., Limoges.

  • Chevalier Emilie« Brisbane, nouvelle ville-monde d'Australie? Parcours photographique: les paysages urbains de l’hyper-centre, supports de l’imaginaire » (Communication orale), présenté à Festival International de Géographie, table ronde " L'Australie, un pays pour des imaginaires " organisée par Fabrice Argounès, chercheur associé UMR Géographie-Cités, Paris, Saint-Dié-des-Vosges, France. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01230700.
    Mots-clés : Australie, Brisbane.

  • Chevalier Emilie« L’adaptation au changement climatique, un instrument pour la diplomatie de l’UE? » (Communication orale), présenté à Océanie convoitée, Paris, France. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01230697.
    Mots-clés : changement climatique, Pacifique Sud, union européenne.

  • Tommasi Greta, Saumon Gabrielle et Chevalier Emilie« Des cartes mentales pour lire l'imaginaire ? » (Communication orale), présenté à Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, 26e édition, Saint-Dié-des-Vosges, France. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01232113.
    Mots-clés : cartes mentales, Géographie, imaginaire.
2014

  • Chevalier Emilie« Left behind the tide? Climate change, human movements and the making of a South Pacific islandness : French Polynesia, a counterexample? » (communication orale), présenté à Environmental change and Human mobility workshop, Brisbane , Australia. (Carol Farbotko; Karen MacNamara). https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01134607.
    Résumé : Many academics among which Carol Farbotko, have demonstrated that the Pacific islands had become a focal point with regard to climate change and sea-level rise migration issues. However, I will try to show that, in many respects, French Polynesia appears to be left behind the climate change and migration tide. Reading international reports and media articles written on the subject, it seems immediately obvious that the country's economic and political status as well as its geography don't fit the usual profile. Indeed, French Polynesia is neither an independent state nor considered as a developing one. Furthermore, even though about 20% of the world's atolls are located in one of the five polynesian archipelagos, many of its islands are elevated and mountainous. However, in 2013, the country's newly re-elected president, Gaston Flosse, attempted to place French Polynesia on the international climate change-induced migration map. While visiting the atoll in August, he declared that Napuka, in the Tuamotu archipelago, was an island facing potential out-migration due to sea-level rise. Beyond that, he asserted that the country could take in climate refugees from the Pacific at the Pacific Islands Forum in Majuro the following month. This proactive attitude calls for a deeper analysis of the relational position of French Polynesia in the region with regard to climate change and human movements. To that end, I will look at climate change adaptation as travelling territorial paradigm mobilized at the regional scale in the production of a South Pacific islandness through the multi-local, multi-actor and multi-scalar dynamics. I will explore the current geo and cultural politics as well as the political economy of the construction of what it means to be a Pacific island to try and understand the status of French Polynesia in the region with regard to climate change and human movements.
    Mots-clés : climate change, French Polynesia, Migration, Pacific Islands.

  • Chevalier Emilie« La gouvernance des migrations climatiques : une clé de lecture géopolitique de l'évolution des territorialités dans le Pacifique insulaire au XXIe siècle » (Communication orale), présenté à Colloque GDI-PIPSA ”Les défis de la gouvernance politique, économique et juridique dans un Pacifique en mutation”, Punaauia, Tahiti, French Polynesia. (Laboratoire Gouvernance et Développement insulaire (GDI) & Pacific Islands Political Science Association). https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01134608.
    Résumé : En un peu moins d'une décennie, la question des mouvements de population associés au changement climatique et à la hausse du niveau marin est devenue, sous diverses formes lexicales, un sujet politique en émergence dans le Pacifique insulaire. Initialement mise à l'agenda par des institutions internationales comme l'ONU à la fin des années 1980, cette thématique fait depuis le milieu des années 2000 l'objet d'une appropriation par des acteurs locaux. A titre d'exemple, le document final de la rencontre régionale de Fidji de juillet 2013 dans le cadre de la préparation à la conférence onusienne d'Apia souligne la nécessité pour « toutes les nations de protéger les droits individuels et collectifs de tous les individus et communautés ainsi que les droits souverains des nations concernées par les déplacements liés aux impacts négatifs du changement climatique ». De telles prises de position se sont en quelques années multipliées au sein même des territoires insulaires. Elles esquissent des propositions de gouvernance prospective – définie comme l'ensemble des processus et des acteurs actuels ou futurs de gestion des migrations climatiques, elles-mêmes présentes ou anticipées. Cette communication se propose de montrer en quoi la question de la gouvernance des migrations climatiques peut révéler ou constituer un support pour la géopolitique des territoires dans la région (Le terme territoire est ici entendu au sens géographique du terme, comme un espace légalement approprié par une entité politique ou de manière symbolique et matérielle par un groupe social). Cette réflexion s'appuie sur cinq études de cas : 1) La politique Migration with dignity du gouvernement de Kiribati, 2) la gestion du programme de relocalisation des îles Carteret par l'association communautaire Tulele Peisa, 3) la déclaration de Moana adoptée en 2009 par les membres de la Pacific Conference of Churches, 4) la conférence de Majuro et 5) les déclarations de dirigeants du Vanuatu et de la Polynésie française en 2013. En appliquant à ces initiatives de gouvernance une analyse de discours articulée autour de cinq questions – échelle, temporalités, forme, lieux et vocabulaire des migrations climatiques – il est possible de montrer que ces discours posent les questions géopolitiques de la mutation des statuts et du fonctionnement politique des territoires et des populations (et notamment la place de l'Etat), du fonctionnement réticulaire des groupes sociaux et politiques entre archipels du Pacifique insulaire et de la mise en acte de l'Océanie comme échelon clé de gouvernance des défis régionaux. A titre d'exemple Gaston Flosse, président de la Polynésie française depuis le mois de mai 2013 a fait dès les premiers mois de son mandat deux déclarations intéressantes à ce sujet. Suite à une visite à Napuka (Tuamotu) au mois d'août dernier, M. Flosse – reprenant un appel lancé en 2010 par le maire de l'île Tauirai Puarai - a évoqué le fait que face à la montée des eaux les habitants de l'habitant de l'atoll pourraient envisager une migration vers les Marquises, en raison de la présence d'îles hautes dans cet archipel mais également des liens historiques entre les deux territoires. Toutefois dans même discours (Reproduit dans un communiqué de la Présidence), le président polynésien a souligné que l'adaptation in situ constituait une priorité et qu'elle relevait de questions de sécurité civile et par conséquent de la compétence de l'Etat. A l'occasion du Forum des Leaders du Pacifique à Majuro en Septembre, G. Flosse a de nouveau évoqué le sujet. Il a affirmé que la Polynésie française pourrait accueillir des réfugiés climatiques en provenance des petits Etats insulaires de la région et plaidé pour la constitution d'un comité de travail permanent sur la question au sein du Forum dans l'objectif de la préparation de la prochaine COP de la CNUCC. Ces deux discours, prononcés dans les mois qui ont suivi la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser par l'Assemblée générale de l'ONU, ne sont pas anodins. Il semble en effet possible d'émettre l'hypothèse selon laquelle Gaston Flosse dessine l'architecture d'une gouvernance multiscalaire des migrations climatiques et plus largement de l'adaptation dans le cadre d'un triple positionnement stratégique du pouvoir politique de la Polynésie française. Les deux discours évoqués ci-dessus semblent en effet impliquer l'ancrage ferme des Marquises dans le territoire, le maintient du Pays au sein de l'Etat français et la valorisation du rôle de la Polynésie française comme puissance régionale.
    Mots-clés : gouvernance, Migrations climatiques, Pacifique Sud.
  • Ransan-Cooper Hedda, Farbotko Carol, McNamara Karen, Thornton Fanny et Chevalier Émilie« For what means, to what ends: Analysing six framings of environmental migration. » (communication orale), présenté à COST workshop Organizational Perspectives on Environmental Migration, Rome.
2013

  • Chevalier Emilie« Deciphering the image of ”Small sinking islands on the other side of the planet”: Distance, alterity and the dynamics of an emerging climate change-induced migrations paradigm in the South Pacific » (communication orale), présenté à COST action 1101 Climate change and migration : knowledge, law and policy, and theory - Workshop ” Race, affect and alterity : Rethinking climate change-induced migration and displacement ”, Durham, United Kingdom. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00929760.
    Résumé : The possibility of people being forced out of their land because of climate changes, especially in poorer countries, is the cornerstone of pleas supporting the creation of a "climate refugee" status. Small Island Developing States (SIDS) of the South Pacific are an interesting case, as they are often presented as "hotspots" for climate change-induced migration and displacement. However, for the purpose of my master's thesis (which focused on the links between climate variability and out-migrations) and during the first months of my PhD, I conducted an extensive survey of political, media and scientific literature (In particular the work of Carol Farbotko in Tuvalu), 150 qualitative interviews carried on in Europe and in the Pacific region (Tuvalu, Fiji, French Polynesia, New Zealand and Australia) as well as a review of several historical sources from the Gilbert and Ellice colonial censuses. This research led me to the hypothesis that the physical processes associated with climate changes are not the only factors in the complex logics of scientific, political, militant and media discourses on climate change-induced migrations and displacements. Adopting a geographical approach, distance can be considered as a form of alterity. This being said, it is possible to argue that the dynamics of distance underlying most of the First world's representations of South Pacific islands can contribute to explain the image of SIDS as archetypical victims of sea-level rise and candidates for international protection. Looking at the case of SIDS in the Pacific, several configurations of distance appear to be shaping the concept of climate change-induced migration as an international matrix of thought and policies. First, geographic distance (From continents and large groups of populations, between islands....) contributes to cognitive distance and thus to a lack of knowledge of Pacific Islands among key actors of the international community. The variety of these islands' physical environments, the complexity of the geo-morphological processes in question and the dynamics of local societies often remain unknown among many actors that influence the Climate Change agenda. It often leads to vague appreciations of the exact nature and temporalities of environmental changes as well as simplistic appreciations of Pacific populations' mobilities or reactions to environmental changes and finally to fragile interpretations of the links between climate change's impacts and migrations. Secondly, in a globalised context Pacific Islands are often considered as peripheries, distant from the various "centers" of the globalised world from a geo-economical and geopolitical perspective. In other words many actors stress the fact that Pacific island states are economically and politically powerless. This systemic distance seems to exacerbate the "great divide" between the "North" and the "South". Consequently, the idea that the SIDS of the Pacific are entirely victims of global changes caused by rich countries and at the same time dependant on the North in order to cope with this crisis is widespread. With regard to climate change-induced migration in the case of the South Pacific it implies for instance that Australia or New Zealand should grant asylum to fleeing Pacific islanders. As a result, alternative forms of mobilities, within or between archipelagoes are often overlooked. A third form of distance can be found in the perception of cultural alterity. South Pacific islands are often seen as "exotic paradises" in Europe. As a consequence, two types of attitudes have developed. On the one hand, local populations are perceived as indigenous and traditional communities acting as a group. On the other hand, given the relatively young governmental structures of recent independent states and the asymmetrical nature of international power relations, policy makers and researchers tend to relate to governance and policy models forged in dominant countries at the international level. In both cases, alterity and individuality seem to be denied in favor of top down and international level policy options to deal with climate change-induced migration.
    Mots-clés : Altérité, Alterity, changement climatique, climate change, Climate migration, Distance, Îles, Islands, Migrations climatiques, Otherness, Pacifique Sud, South Pacific.

  • Chevalier Emilie« Questioning the image of an exodus: factoring climate changes in migration decision-making in Tuvalu, a socially discriminating process. » (communication orale), présenté à IGU 2013 - Kyoto Regional Conference, Kyoto, Japan. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00929757.
    Résumé : The possibility of people being forced out of their land because of climate changes, especially in poorer countries, is the cornerstone of pleas supporting the creation of a "climate refugee" status. Living in a low-lying SIDS of the South Pacific, Tuvalu's population is an interesting case, as it is often presented as a homogeneous victim of sea-level rise and an archetypical collective candidate for international protection. However, my master's thesis, which focused on the links between climate variability and out-migrations, showed the complexity of determining who could be considered as refugees or whether those who migrate were the most affected. I led field research in 2009 in Funafuti, Suva and Auckland where I interviewed Tuvaluans (migrants or not). I applied a geographical approach for the interviews, which included households from various parts of Funafuti - since environmental conditions can vary, even at a micro-scale - and from various social backgrounds. Answers revealed that inequalities in social, economic and cultural capital influenced people's ability to anticipate environmental changes and design migration strategies accordingly. Inequalities appeared particularly significant concerning access to relevant information on climate changes. Given the prospective nature of the potential disappearance of the atoll due to sea-level rise, such inequalities might play a critical role in shaping migration dynamics. Thus researchers and policy makers should question migrants-centered protections - since migration can constitute a long-term adaptation - and the tendency to indiscriminately designate a whole population as climate refugees - given the uneven temporalities of adaptation between individuals.
    Mots-clés : changement climatique, climate change, Climate migration, Îles, Islands, Migrations climatiques, Tuvalu.
  • Chevalier Émilie« Questioning the image of an exodus: factoring climate changes in migration decision-making in Tuvalu, a socially discriminating process. » (communication orale), présenté à International Geographical Union Regional Conference, Kyoto, Japon.
2012

  • Chevalier Emilie« Factoring climate variability and changes in migration decision-making : a socially and spatially discriminating process ? » (communication orale), présenté à ESF Research Conference ” Tracing Social Inequalities in Environmentally-Induced Migration ”, Bielefeld, Germany. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00930961.
    Mots-clés : changement climatique, climate change, Climate migration, Îles, Islands, Migrations climatiques, Tuvalu.

C-AFF - Affiches / posters dans une conférence nationale ou internationale

2015
2012

CH - Chapitres d'ouvrage

2015

AP - Autres publications

2013